LAOKEIN BARDE FRISON
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 Cliquez pour agrandir l'image LAOKEIN est né en 1954 à Moundou (capitale économique du Tchad).

Son père, fonctionnaire d’état dans la Police municipale, se nommait
LOAMAYE PIERRE BARDE (décédé en 95). Il était natif du village de Roudoum
(poste administratif de Béladjaa), situé dans la région du Logone Occidental.
Sa mère, NEKEOUGONN, est originaire du village de Komé
(sous-préfecture de Bébédja) dans le Logone Oriental.

De son vrai nom MBAÏBARI JACQUES, il avait reçu le nom de LAOKEIN lors de son
initiation, BARDE était son nom de Famille et FRISON était le nom qu’il s’est choisi.
Dès lors, il avait changé son état civil en LAOKEIN BARDE FRISON.
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Laokein Bardé Frison a été incorporé le 07 septembre 1975, au sein de la 13ème Promotion de
l’Ecole d’Enseignement Technique de l’Armée de Terre, au quartier De Bange, basée à Issoire.
A l’issue de la sélection, il a rejoint la 13ème Compagnie pour entamer une formation de
  sous-officier mécanicien AEB. Sportif accompli, il était parfaitement intégré parmi ses camarades,
et s’est notamment illustré au sein du club judo de l’école.

En juillet 1978, après ses trois années de formation à l’ENTSOA, il a regagné son pays avec le grade de sergent.

Le Tchad était en guerre et avait un besoin urgent d’officier. En 1979, Laokein a suivi la formation des
Officiers à Bongor et a été promu sous-lieutenant dès 1980. Il était Marié et père de 16 enfants (3 décédés).

Dès 1980, plusieurs militaires Français, anciens de la 13ème Promotion ou d’autres unités en service au Tchad,
au sein du plan EPERVIER ou en Coopération, avaient pu partager avec lui des moments de camaraderie.
Tous gardent le souvenir d’un homme désintéressé, souriant, relativement discret, s’exprimant parfaitement en
français mais qui restait néanmoins, particulièrement inquiet pour l’avenir de son pays et pour le sien.

Chef charismatique des Forces armées pour la République fédérale (FARF),mouvement politico-militaire, le
Lieutenant Laokein s’est montré comme un homme de terrain, de conviction et un fervent défenseur de ses idées.

Véritable chef de guerre en rébellion, à la tête de la résistance sudiste, il a connu une fin tragique.
Cependant, la date et la cause exacte de sa disparition n’ont jamais été clairement établies.
En effet, plusieurs versions figurent notamment sur internet.

Seule certitude, personne n’a jamais revu vivant notre ami depuis l’année 1998. A ce jour, il reste
un véritable héros pour la population sudiste reconnaissante. Celle-ci ne l’a toujours pas oublié.

                                                                         Laokein, où que tu sois, puisses-tu reposer en paix.
 
 Cliquez pour agrandir l'image Pour honorer la mémoire de notre camarade et répondre aux nombreux anciens de la 13ème
qui ont souhaité connaître les circonstances de la fin tragique de notre camarade de promotion
LAOKEIN, vous pouvez consulter divers articles des journaux, sur le diaporama en annexe,
et lire un extrait du site d’AMNESTY INTERNATIONAL.
Pour plus d’information sur sa vie, son combat, cliquez sur les
principaux liens sélectionnés parmi plus de 380 sites sur internet.



Liens Diaporama
 Voir l'article 1996 08 08 N°245 P2
N'Djamena Hebdo
 Voir l'article 1997 11 13 N°304 P2
N'Djamena Hebdo
 Voir l'article 1997 N°63 P1
Le Temps
 Voir l'article 1997 N°63 P3
Le Temps
 Voir l'article 1997 N°63 P4
Le Temps
 Voir l'article 1997 N°63 P5
Le Temps
 Voir l'article 1998 05 14 N°329 P1
N'Djamena Hebdo
 Voir l'article 1998 05 14 N°329 P2
N'Djamena Hebdo
 Voir l'article 1998 05 14 N°329 P3
N'Djamena Hebdo
 Voir l'article 1998 10 28 N°139 P1
Le Temps
 Voir l'article 1998 10 28 N°139 P3
Le Temps
 Voir l'article 1998 N°140 P1
Le Temps
 Voir l'article 1998 N°140 P3
Le Temps
 Voir l'article 1998 12 09 N°145 P1
Le Temps
 Voir l'article 1998 12 09 N°145 P4
Le Temps
 Voir l'article 1998 12 16 N°146 P1
Le Temps


Extrait du site dAMNESTY INTERNATIONAL

«….. Il a été établi, maintenant, que le Lieutenant LAOKEIN Bardé Frison, chef de la rébellion basée aux frontières de la Centrafrique
a finalement été trahi par ses compagnons les plus proches. LAOKEIN fut tué à bout portant, en octobre 1998, alors qu’il était
en pleine négociation pour signer les accords de paix et de réconciliation avec les émissaires du gouvernement Tchadien…..»

Le document d'origine au format pdf est disponible ICI


2. Le contexte des droits humains

Amnesty International documente depuis plus de trois décennies les violations des droits humains au Tchad et au Cameroun. Les compagnies pétrolières opèrent dans un contexte où des inquiétudes persistent quant aux abus passés et présents et à l’inertie du gouvernement qui ne juge pas les responsables. Les violations continues et le climat d’intimidation et de peur ambiant peuvent influencer les interactions entre le consortium, les gouvernements, les communautés locales et les défenseurs des droits humains.
Au Tchad, le projet d’oléoduc se déroule sur fond de conflit armé interne des années 80, de tentatives d’élimination des groupes politiques armés par les gouvernements de l’ancien Président Hissène Habré (1982-1990) et du Président actuel Déby, et de représailles infligées aux communautés soupçonnées de soutenir les groupes d’opposition. L’incapacité à traduire en justice les responsables de tels abus a perpétué la violence. Les autorités ont tenté d’étouffer l’opposition politique pacifique ainsi que les critiques non violentes du gouvernement, y compris des allégations selon lesquelles les forces gouvernementales auraient été impliquées dans des violations des droits humains. La liberté d’expression est constamment bafouée et les arrestations et intimidations des militants critiquant l’oléoduc ont suscité la crainte que la force ne soit utilisée pour réprimer les manifestations pacifiques des communautés locales contre le projet dans le sud du pays.
Au Cameroun, les violations des droits humains documentées par Amnesty International ces dernières années ont compris des exécutions extrajudiciaires, des cas de torture et d’autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant, des conditions carcérales dangereuses, des menaces contre les défenseurs des droits humains, des dénis du droit à la liberté d’expression et d’association, l’incapacité à protéger les droits des femmes et l’imposition de la peine de mort.
Les auteurs de ces violations ont bénéficié d’une impunité quasiment totale.

2.1 « Pacification » dans le Sud du Tchad
Le niveau des meurtres et autres violations graves des droits humains par les forces gouvernementales au Tchad a suscité l’inquiétude des organismes internationaux des droits humains. Le Tchad a fait l’objet d’un examen pour violations systématiques et graves des droits humains en vertu de la procédure confidentielle 1503 de la Commission des Nations unies aux droits de l’homme et, en 2003, la Commission a publié ses résultats sous la forme de la résolution 2003/81, stipulant que « le Tchad est dans l’obligation de mettre en œuvre tous les instruments régionaux et internationaux auxquels le pays est partie ».
La réponse du gouvernement tchadien aux éruptions de violence dans le conflit armé interne a été caractérisée par des meurtres, tortures et arrestations d’opposants réels ou présumés et de leurs communautés. Les forces de contre-insurrection impliquées dans de telles attaques ont bénéficié d’une impunité totale. Les groupes armés de l’opposition sont également responsables de violations systématiques contre les civils. Le gouvernement a signé des accords de paix avec un certain nombre de groupes politiques armés. Cependant, des combats ont continué dans le Nord où les divisions au sein des forces du Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad ont fragilisé un accord de paix signé en 2003.
Plusieurs groupes politiques armés ont opéré dans les régions du Sud riches en pétrole où les réserves pétrolières ont alimenté des ambitions sécessionnistes et où les opérations de contre-insurrection ont été particulièrement brutales. Les activités des groupes politiques armés dans le Sud du Tchad dans les années 90, y compris du Comité de sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD) et d’une faction séparatiste, les Forces armées pour la république fédérale (FARF), ont déclenché de sévères représailles contre des communautés entières. Ces représailles faisaient partie d’une campagne de répression et d’intimidation par les forces gouvernementales.
Des membres réels ou présumés des deux groupes, ainsi que les communautés des régions dans lesquelles ils opéraient, ont fait l’objet de violations systématiques de leurs droits humains 33.
• En 1992, au moins 250 personnes ont été exécutées extrajudiciairement par les forces gouvernementales. Environ 100 personnes ont été tuées en janvier dans la région aux alentours de la capitale N’Djamena, et environ 150 personnes présumées sympathisantes du CSNPD ont été tuées à Doba, dans le Logone oriental, au cours de plusieurs jours en août 1992.
• En 1993, dans le Sud, les forces de sécurité auraient tué au moins 300 hommes, femmes et enfants non armés au cours de la première moitié de l’année, comme le suspectent les partisans du CSNPD. La vague de meurtres a commencé le 21 janvier à Goré, dans le Logone oriental, après l’échec de la tentative par l’armée de capturer le leader du CSNPD, Moïse Ketté. Des
soldats auraient complètement brûlé plusieurs villages et tué des familles entières. Au moins 45 civils ont apparemment été tués en janvier par les membres de la Garde républicaine, une unité de l’armée directement responsable devant le Président Déby.
• En août 1994, suite à une embuscade des FARF, les soldats auraient regroupé les habitants d’un certain nombre de villages de la préfecture du Logone occidental avant de sélectionner et de tuer au moins 25 civils, y compris des enfants et une femme enceinte.
• En octobre 1997, plusieurs douzaines de combattants des FARF et partisans présumés ont été tués par les forces de sécurité à Moundou et dans ses alentours, dans la province du Logone occidental. Les fusillades ont commencé pendant l’inscription d’anciens combattants des FARF comme membres des forces armées en vertu d’un accord de paix entre le gouvernement et les
FARF. Au cours des jours qui ont suivi, les forces de sécurité ont passé la ville et la région voisine au peigne fin, détenant, torturant et tuant les personnes qu’elles soupçonnaient d’être loyales envers les FARF. Ces meurtres ont entraîné l’arrestation et l’intimidation de militants des droits humains, parmi lesquels certains avaient été activement impliqués dans les négociations
de paix et d’autres avaient publiquement critiqué le gouvernement.
• En mars 1998, plus de 100 personnes de la région du Logone, pour la plupart des civils et comprenant notamment 16 chefs de village, ont été tuées par les troupes gouvernementales, apparemment en réponse aux activités des FARF dans la région. Des militants locaux des droits humains ont été arrêtés ou menacés pour avoir protesté contre les meurtres, y compris lors d’une journée de manifestation à Moundou organisée par le Collectif des Associations de Défense des Droits humains et des Syndicats. Le gouvernement a par la suite interdit les activités des organisations des droits humains tchadiennes et leurs bureaux ont été occupés par les membres des forces de sécurité.
Un certain nombre de dirigeants et d’anciens dirigeants des groupes politiques armés ont été exécutés extrajudiciairement alors que le gouvernement luttait pour maintenir le contrôle du pays et pour rétablir la stabilité nécessaire pour les investissements dans l’exploitation pétrolière.
Abbas Koty Yacoub, ancien Chef du personnel de l’armée et haut fonctionnaire, a été assassiné par les forces gouvernementales en octobre 1993, apparemment pour avoir résisté à son arrestation. Il s’était enfui du pays en 1992 après avoir été accusé de fomenter un coup, mais était revenu en août 1993 à la suite d’un accord de paix avec le gouvernement. La veille de sa mort, un de ses proches partisans, Adoum Acyl, fut exécuté extrajudiciairement. D’après certaines sources, le leader des FARF Laokein Bardé est mort aux alentours du mois d’avril 1998 des conséquences de blessures subies au cours d’une embuscade par les troupes gouvernementales. Selon d’autres, il a été tué par les membres des FARF suite à des désaccords au sujet des négociations avec le gouvernement. En mai 1998, les FARF ont rejoint le gouvernement central. Le leader du CSNPD Moïse Ketté a été tué en septembre 2000, au cours d’un combat avec les troupes gouvernementales selon la version officielle, ou suite à son arrestation par les autorités selon des sources officieuses.



http://www.afrique-express.com/archive/CENTRALE/tchad/tchadhome.htm
« Prenez Laokein Bardé Frison, un sudiste, qui était à la tête des Forces armées pour la République fédérale (FARF), rébellion basée aux frontières de la Centrafrique.
Lui aussi il signa un accord avec le régime en avril 1997. Le 30 octobre, l'armée régulière tente purement et simplement de liquider son mouvement en force. Plus de 100 morts à Moundou, dont la moitié de civils.
Laokein Bardé reprend le maquis. On ne le reverra jamais plus. Il est présumé mort depuis avril 1998. La présidence tchadienne a toujours démenti des rumeurs évoquant sa séquestration, puis son exécution. Ainsi va le Tchad et ses rebelles.

http://lyadish.over-blog.com/article-11838719.html
« J : Connaissez-vous les noms de personnes exécutées ?
Y.T. : …….. ou encore Laokein Bardé [chef de la rébellion sudiste]……. La liste est longue. En réalité, il ne se passait pas un mois sans que des Tchadiens soient enlevés, séquestrés, torturés, puis assassinés ……

http://www.afrique-express.com/archive/CENTRALE/tchad/tchadfiche.htm
« pour la République fédérale (FARF), rébellion sudiste de Laokein Bardé Frison, basée aux frontières de la Centrafrique, qui est une faction dissidente du Comité de sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD). »

http://fr.allafrica.com/stories/200802181223.html
De sinistres précédents font craindre le pire pour ces opposants, non armés, avec les exemples des Laokein Bardé et de Bichara Digui, qui furent tués dans des circonstances similaires, mi-trouble mi-calme dans les années 90 »

http://www.tchadien.com/histoire.html
« Au début des années 90s, on peut citer le MDD de Moussa Medela, le FAIDT de Zakaria Garba, les FARF du légendaire Laokein Barde, ………. et leurs sympathisants ont tous été tués en Octobre 1998 ……..

http://www.zoomtchad.com/Templates/politique1.htm
« Ses alliés ont fermé les yeux et cautionné l’assassinat de tous les opposants qui ont signé les accords de paix et de réconciliation. Il s’agit d’Abbas Koty, de Laokein Bardé, Moïse Kétté, Bichara Digui et autres.

http://www.pressafrique.com/m90.html
« 30 Octobre 1997, ….. massacre des FARF ralliées dans leur coordination de Moundou. Laokein Bardé est seul, ou presque, à pouvoir s'échapper. On assassine des personnalités locales, on moleste l'évêque, on enlève des enfants, on tue les parents. Interdits d'inhumation, des corps sont livrés aux cochons ». (Agence Reuters, 01.11.1997).

http://www.tchadforum.com/node/349
« LAOKEIN BARDE, assassiné après un ralliement négocié par l’intermédiaire de chefs traditionnels et proches parents
Le capitaine Ketté Moise comme le lieutenant Laokein Bardé après lui, opposants au régime, ont été lâchement assassinés pendant qu’ils étaient en négociation avec les émissaires de …… »

http://www.zoomtchad.com/Templates/ZoomsurleregimeDeby.htm
« Laokein Bardé Frison furent tous tués à bout portant, assis devant les émissaires de … , envoyés pour sceller la paix avec eux. »


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