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LAOKEIN
BARDE FRISON
131 - 214 - 313 |

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LAOKEIN est né en 1954 à Moundou
(capitale économique du Tchad).
Son père, fonctionnaire détat dans la Police municipale, se nommait
LOAMAYE PIERRE BARDE (décédé en 95). Il était natif du village de Roudoum
(poste administratif de Béladjaa), situé dans la région du Logone Occidental.
Sa mère, NEKEOUGONN, est originaire du village de Komé
(sous-préfecture de Bébédja) dans le Logone Oriental.
De son vrai nom MBAÏBARI JACQUES, il avait reçu le nom de LAOKEIN lors de son
initiation, BARDE était son nom de Famille et FRISON était le nom quil sest
choisi.
Dès lors, il avait changé son état civil en LAOKEIN BARDE FRISON. |
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Laokein Bardé Frison a été incorporé le 07 septembre 1975, au sein de la 13ème
Promotion de
lEcole dEnseignement Technique de lArmée de Terre, au quartier De
Bange, basée à Issoire.
A lissue de la sélection, il a rejoint la 13ème Compagnie pour entamer une
formation de
sous-officier mécanicien AEB. Sportif accompli, il était parfaitement intégré
parmi ses camarades,
et sest notamment illustré au sein du club judo de lécole.
En juillet 1978, après ses trois années de formation à lENTSOA, il a regagné son
pays avec le grade de sergent.
Le Tchad était en guerre et avait un besoin urgent dofficier. En 1979, Laokein a
suivi la formation des
Officiers à Bongor et a été promu sous-lieutenant dès 1980. Il était Marié et père
de 16 enfants (3 décédés).
Dès 1980, plusieurs militaires Français, anciens de la 13ème Promotion ou dautres
unités en service au Tchad,
au sein du plan EPERVIER ou en Coopération, avaient pu partager avec lui des moments de
camaraderie.
Tous gardent le souvenir dun homme désintéressé, souriant, relativement discret,
sexprimant parfaitement en
français mais qui restait néanmoins, particulièrement inquiet pour lavenir de son
pays et pour le sien.
Chef charismatique des Forces armées pour la République fédérale (FARF),mouvement
politico-militaire, le
Lieutenant Laokein sest montré comme un homme de terrain, de conviction et un
fervent défenseur de ses idées.
Véritable chef de guerre en rébellion, à la tête de la résistance sudiste, il a connu
une fin tragique.
Cependant, la date et la cause exacte de sa disparition nont jamais été clairement
établies.
En effet, plusieurs versions figurent notamment sur internet.
Seule certitude, personne na jamais revu vivant notre ami depuis lannée 1998.
A ce jour, il reste
un véritable héros pour la population sudiste reconnaissante. Celle-ci ne la
toujours pas oublié.
Laokein, où que tu sois, puisses-tu reposer en paix. |
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Pour
honorer la mémoire de notre camarade et répondre aux nombreux anciens de la 13ème
qui ont souhaité connaître les circonstances de la fin tragique de notre camarade de
promotion
LAOKEIN, vous pouvez consulter divers articles des journaux, sur le diaporama en annexe,
et lire un extrait du site dAMNESTY INTERNATIONAL.
Pour plus dinformation sur sa vie, son combat, cliquez sur les
principaux liens sélectionnés parmi plus de 380 sites sur internet.

Liens Diaporama
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1996 08
08 N°245 P2
N'Djamena Hebdo |
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1997 11
13 N°304 P2
N'Djamena Hebdo |
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1997
N°63 P1
Le Temps |
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1997
N°63 P3
Le Temps |
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1997
N°63 P4
Le Temps |
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1997
N°63 P5
Le Temps |
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1998 05
14 N°329 P1
N'Djamena Hebdo |
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1998 05
14 N°329 P2
N'Djamena Hebdo |
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1998 05
14 N°329 P3
N'Djamena Hebdo |
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1998 10
28 N°139 P1
Le Temps |
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1998 10
28 N°139 P3
Le Temps |
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1998
N°140 P1
Le Temps |
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1998
N°140 P3
Le Temps |
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1998 12
09 N°145 P1
Le Temps |
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1998 12
09 N°145 P4
Le Temps |
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1998 12
16 N°146 P1
Le Temps |

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Extrait du site dAMNESTY INTERNATIONAL
«
.. Il a été établi, maintenant, que le Lieutenant LAOKEIN Bardé Frison, chef
de la rébellion basée aux frontières de la Centrafrique
a finalement été trahi par ses compagnons les plus proches. LAOKEIN fut tué à bout
portant, en octobre 1998, alors quil était
en pleine négociation pour signer les accords de paix et de réconciliation avec les
émissaires du gouvernement Tchadien
..»
Le document d'origine au format pdf est disponible ICI |
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2. Le contexte des droits humains
Amnesty International documente depuis plus de trois décennies les violations des droits
humains au Tchad et au Cameroun. Les compagnies pétrolières opèrent dans un contexte
où des inquiétudes persistent quant aux abus passés et présents et à linertie
du gouvernement qui ne juge pas les responsables. Les violations continues et le climat
dintimidation et de peur ambiant peuvent influencer les interactions entre le
consortium, les gouvernements, les communautés locales et les défenseurs des droits
humains.
Au Tchad, le projet doléoduc se déroule sur fond de conflit armé interne des
années 80, de tentatives délimination des groupes politiques armés par les
gouvernements de lancien Président Hissène Habré (1982-1990) et du Président
actuel Déby, et de représailles infligées aux communautés soupçonnées de soutenir
les groupes dopposition. Lincapacité à traduire en justice les responsables
de tels abus a perpétué la violence. Les autorités ont tenté détouffer
lopposition politique pacifique ainsi que les critiques non violentes du
gouvernement, y compris des allégations selon lesquelles les forces gouvernementales
auraient été impliquées dans des violations des droits humains. La liberté
dexpression est constamment bafouée et les arrestations et intimidations des
militants critiquant loléoduc ont suscité la crainte que la force ne soit
utilisée pour réprimer les manifestations pacifiques des communautés locales contre le
projet dans le sud du pays.
Au Cameroun, les violations des droits humains documentées par Amnesty International ces
dernières années ont compris des exécutions extrajudiciaires, des cas de torture et
dautres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant, des conditions
carcérales dangereuses, des menaces contre les défenseurs des droits humains, des dénis
du droit à la liberté dexpression et dassociation, lincapacité à
protéger les droits des femmes et limposition de la peine de mort.
Les auteurs de ces violations ont bénéficié dune impunité quasiment totale.
2.1 « Pacification » dans le Sud du Tchad
Le niveau des meurtres et autres violations graves des droits humains par les forces
gouvernementales au Tchad a suscité linquiétude des organismes internationaux des
droits humains. Le Tchad a fait lobjet dun examen pour violations
systématiques et graves des droits humains en vertu de la procédure confidentielle 1503
de la Commission des Nations unies aux droits de lhomme et, en 2003, la Commission a
publié ses résultats sous la forme de la résolution 2003/81, stipulant que « le Tchad
est dans lobligation de mettre en uvre tous les instruments régionaux et
internationaux auxquels le pays est partie ».
La réponse du gouvernement tchadien aux éruptions de violence dans le conflit armé
interne a été caractérisée par des meurtres, tortures et arrestations dopposants
réels ou présumés et de leurs communautés. Les forces de contre-insurrection
impliquées dans de telles attaques ont bénéficié dune impunité totale. Les
groupes armés de lopposition sont également responsables de violations
systématiques contre les civils. Le gouvernement a signé des accords de paix avec un
certain nombre de groupes politiques armés. Cependant, des combats ont continué dans le
Nord où les divisions au sein des forces du Mouvement pour la Démocratie et la Justice
au Tchad ont fragilisé un accord de paix signé en 2003.
Plusieurs groupes politiques armés ont opéré dans les régions du Sud riches en
pétrole où les réserves pétrolières ont alimenté des ambitions sécessionnistes et
où les opérations de contre-insurrection ont été particulièrement brutales. Les
activités des groupes politiques armés dans le Sud du Tchad dans les années 90, y
compris du Comité de sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD) et
dune faction séparatiste, les Forces armées pour la république fédérale (FARF),
ont déclenché de sévères représailles contre des communautés entières. Ces
représailles faisaient partie dune campagne de répression et dintimidation
par les forces gouvernementales.
Des membres réels ou présumés des deux groupes, ainsi que les communautés des régions
dans lesquelles ils opéraient, ont fait lobjet de violations systématiques de
leurs droits humains 33.
En 1992, au moins 250 personnes ont été exécutées extrajudiciairement par les
forces gouvernementales. Environ 100 personnes ont été tuées en janvier dans la région
aux alentours de la capitale NDjamena, et environ 150 personnes présumées
sympathisantes du CSNPD ont été tuées à Doba, dans le Logone oriental, au cours de
plusieurs jours en août 1992.
En 1993, dans le Sud, les forces de sécurité auraient tué au moins 300 hommes,
femmes et enfants non armés au cours de la première moitié de lannée, comme le
suspectent les partisans du CSNPD. La vague de meurtres a commencé le 21 janvier à
Goré, dans le Logone oriental, après léchec de la tentative par larmée de
capturer le leader du CSNPD, Moïse Ketté. Des
soldats auraient complètement brûlé plusieurs villages et tué des familles entières.
Au moins 45 civils ont apparemment été tués en janvier par les membres de la Garde
républicaine, une unité de larmée directement responsable devant le Président
Déby.
En août 1994, suite à une embuscade des FARF, les soldats auraient regroupé les
habitants dun certain nombre de villages de la préfecture du Logone occidental
avant de sélectionner et de tuer au moins 25 civils, y compris des enfants et une femme
enceinte.
En octobre 1997, plusieurs douzaines de combattants des FARF et partisans
présumés ont été tués par les forces de sécurité à Moundou et dans ses alentours,
dans la province du Logone occidental. Les fusillades ont commencé pendant
linscription danciens combattants des FARF comme membres des forces armées en
vertu dun accord de paix entre le gouvernement et les
FARF. Au cours des jours qui ont suivi, les forces de sécurité ont passé la ville et la
région voisine au peigne fin, détenant, torturant et tuant les personnes quelles
soupçonnaient dêtre loyales envers les FARF. Ces meurtres ont entraîné
larrestation et lintimidation de militants des droits humains, parmi lesquels
certains avaient été activement impliqués dans les négociations
de paix et dautres avaient publiquement critiqué le gouvernement.
En mars 1998, plus de 100 personnes de la région du Logone, pour la plupart des
civils et comprenant notamment 16 chefs de village, ont été tuées par les troupes
gouvernementales, apparemment en réponse aux activités des FARF dans la région. Des
militants locaux des droits humains ont été arrêtés ou menacés pour avoir protesté
contre les meurtres, y compris lors dune journée de manifestation à Moundou
organisée par le Collectif des Associations de Défense des Droits humains et des
Syndicats. Le gouvernement a par la suite interdit les activités des organisations des
droits humains tchadiennes et leurs bureaux ont été occupés par les membres des forces
de sécurité.
Un certain nombre de dirigeants et danciens dirigeants des groupes politiques armés
ont été exécutés extrajudiciairement alors que le gouvernement luttait pour maintenir
le contrôle du pays et pour rétablir la stabilité nécessaire pour les investissements
dans lexploitation pétrolière.
Abbas Koty Yacoub, ancien Chef du personnel de larmée et haut fonctionnaire, a
été assassiné par les forces gouvernementales en octobre 1993, apparemment pour avoir
résisté à son arrestation. Il sétait enfui du pays en 1992 après avoir été
accusé de fomenter un coup, mais était revenu en août 1993 à la suite dun accord
de paix avec le gouvernement. La veille de sa mort, un de ses proches partisans, Adoum
Acyl, fut exécuté extrajudiciairement. Daprès certaines sources, le leader des
FARF Laokein Bardé est mort aux alentours du mois davril 1998 des conséquences de
blessures subies au cours dune embuscade par les troupes gouvernementales. Selon
dautres, il a été tué par les membres des FARF suite à des désaccords au sujet
des négociations avec le gouvernement. En mai 1998, les FARF ont rejoint le gouvernement
central. Le leader du CSNPD Moïse Ketté a été tué en septembre 2000, au cours
dun combat avec les troupes gouvernementales selon la version officielle, ou suite
à son arrestation par les autorités selon des sources officieuses.
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http://www.afrique-express.com/archive/CENTRALE/tchad/tchadhome.htm
« Prenez Laokein Bardé Frison, un sudiste, qui était à la tête des Forces armées
pour la République fédérale (FARF), rébellion basée aux frontières de la
Centrafrique.
Lui aussi il signa un accord avec le régime en avril 1997. Le 30 octobre, l'armée
régulière tente purement et simplement de liquider son mouvement en force. Plus de 100
morts à Moundou, dont la moitié de civils.
Laokein Bardé reprend le maquis. On ne le reverra jamais plus. Il est présumé mort
depuis avril 1998. La présidence tchadienne a toujours démenti des rumeurs évoquant sa
séquestration, puis son exécution. Ainsi va le Tchad et ses rebelles.
http://lyadish.over-blog.com/article-11838719.html
« J : Connaissez-vous les noms de personnes exécutées ?
Y.T. :
.. ou encore Laokein Bardé [chef de la rébellion
sudiste]
. La liste est longue. En réalité, il ne se passait pas un mois sans
que des Tchadiens soient enlevés, séquestrés, torturés, puis assassinés
http://www.afrique-express.com/archive/CENTRALE/tchad/tchadfiche.htm
« pour la République fédérale (FARF), rébellion sudiste de Laokein Bardé Frison,
basée aux frontières de la Centrafrique, qui est une faction dissidente du Comité de
sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD). »
http://fr.allafrica.com/stories/200802181223.html
De sinistres précédents font craindre le pire pour ces opposants, non armés, avec les
exemples des Laokein Bardé et de Bichara Digui, qui furent tués dans des circonstances
similaires, mi-trouble mi-calme dans les années 90 »
http://www.tchadien.com/histoire.html
« Au début des années 90s, on peut citer le MDD de Moussa Medela, le FAIDT de Zakaria
Garba, les FARF du légendaire Laokein Barde,
. et leurs sympathisants
ont tous été tués en Octobre 1998
..
http://www.zoomtchad.com/Templates/politique1.htm
« Ses alliés ont fermé les yeux et cautionné lassassinat de tous les opposants
qui ont signé les accords de paix et de réconciliation. Il sagit dAbbas
Koty, de Laokein Bardé, Moïse Kétté, Bichara Digui et autres.
http://www.pressafrique.com/m90.html
« 30 Octobre 1997,
.. massacre des FARF ralliées dans leur coordination de
Moundou. Laokein Bardé est seul, ou presque, à pouvoir s'échapper. On assassine des
personnalités locales, on moleste l'évêque, on enlève des enfants, on tue les parents.
Interdits d'inhumation, des corps sont livrés aux cochons ». (Agence Reuters,
01.11.1997).
http://www.tchadforum.com/node/349
« LAOKEIN BARDE, assassiné après un ralliement négocié par lintermédiaire de
chefs traditionnels et proches parents
Le capitaine Ketté Moise comme le lieutenant Laokein Bardé après lui, opposants au
régime, ont été lâchement assassinés pendant quils étaient en négociation
avec les émissaires de
»
http://www.zoomtchad.com/Templates/ZoomsurleregimeDeby.htm
« Laokein Bardé Frison furent tous tués à bout portant, assis devant les émissaires
de
, envoyés pour sceller la paix avec eux. »
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